B.E.R.L.I.N

Comment j ai vécu cet échange me diriez-vous ? Je vous répondrai 5 jours ont suffit pour me séduire d’aller étudier à Berlin !
Le cadre est fantastique : une ville spacieuse pleine de verdure … Les gens bien élevés , respectueux, serviables,aimables …
L’université trèeeees organisée et où les étudiants ont de nombreuses séances de révisions avec leurs enseignants…
La vie peu chère …
Les sorties aussi
La ville qui vibre à toutes les heures !
Les transports qui commencent dès 4h….
Je pourrai continuer pendant des heures mais je vous souhaite de le découvrir par vous même !
Je remercie la FU Berlin et l’UPMC de nous avoir permis de vivre une expérience si enrichissante , d’avoir fait des rencontres merveilleuses et il ne faudrait surtout pas oublier l’essentiel : nous avoir fait prendre conscience qu’en tant qu’étudiants en sciences nous pouvons avec un niveau de langue acceptable nous lancer dans des études à l’étranger.
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In varietate concordia

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Une chose remarquable de cet échange eut lieu très tôt, dès le premier jour. Certains ont pu assister à des cours magistraux, en tout cas, tous ont assisté à une présentation de la Freie Universität Berlin à la fin de laquelle les Allemands présents n’ont pas « applaudi », mais « frappé la table ». L’emploi de guillements s’avère nécessaire, car loin de « frapper du poing sur la table », le geste était beaucoup plus mesuré et élégant. Notons au passage qu’en France, « applaudir des deux mains » peut-être considéré comme un pléonasme.

Des recherches ultérieures m’ont appris que ce geste était spécifique à l’Allemagne et l’Autriche, et surtout d’usage dans le milieu académique, ou dans des contextes solennels. Pourquoi donc ce geste ? A-t-on une idée de son origine ?

Un Allemand parti faire son doctorat en Angleterre explique à ce sujet qu’il n’en croyait pas ses yeux de voir un conférencier applaudi à la fin de son discours, lors d’un séminaire :  applaudi, comme le public applaudirait un comédien après son spectacle (1) ! « Frapper la table » à l’allemande est donc un signe de respect, un geste de révérence même. Qu’en conclure à ce stade, sachant qu’en France, les professeurs universitaires ne sont pas toujours applaudis, et que lorsque cela a lieu, cela se fait des deux mains ?

Pour l’origine du geste, plusieurs hypothèses existent. Pour le Dr. Friedhelm Golücke, l‘ « akademisches Klopfen » a changé de signification avec le temps, et était à l ‚origine plus proche de « frapper du poing sur la table », en signe de désapprobation, ou bien pour demander à ce que l’on change de professeur… Le Pr. Notker Hammerstein a quant à lui une hypothèse plus pratique : l’emploi d’une plume et d’un encrier est un frein à l’applaudissement des deux mains (2) ! Là encore, qu’en conclure, nous concernant ? Les étudiants français ne prenaient donc pas de notes durant leurs cours ?

Au final, cette différence dans les us et coutumes universitaires, entre la France et l’Allemagne, m’a rappelé la devise de l’Union Européenne, que j’ai donc choisie comme titre pour mon article : In varietate concordia, « Unis dans la diversité », « In Vielfalt geeint » !

Pour approfondir le sujet :

(1) http://linguistlist.org/issues/7/7-1214.html

(2) http://www.dw.de/akademisches-klopfen/a-1190176

http://www.spektrum.de/alias/naklar/klopfende-studenten/589114

http://www.arte.tv/de/die-frage-tischklopfen/4215114,CmC=4215118.html

http://www.arte.tv/fr/la-question-taper-sur-la-table/4215114,CmC=4215118.html

Texte et illustration : cpv